퐂퐮퐥퐭퐞s퐝퐮 퐝퐢퐦퐚퐧퐜퐡퐞 ퟐퟗ 퐦퐚퐢 ퟐퟎퟐퟐ (Culte 1 et 2) 퐓퐡퐞̀퐦퐞 : 퐅퐨퐜퐮퐬 퐫퐢퐯퐞 퐬퐮퐝 + 퐥’퐢퐦퐩퐨퐫퐭퐚퐧퐜퐞 퐝퐞퐬 퐩퐫퐢퐨퐫퐢퐭퐞́퐬, 퐬퐚퐯퐨퐢퐫 퐝퐢퐫퐞 퐧퐨퐧 퐎퐫퐚퐭퐞퐮퐫 : 퐏퐚퐬퐭퐞퐮퐫 퐃퐞́퐬퐢퐫퐞́ 퐎퐮퐥퐚퐢̈ DIEUUTILISERA TOUS VOS TALENTS SI VOUS LE LAISSEZ FAIRE. Les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir (Romains Il:29) Cela signifie que Dieu ne change pas d'avis quand II distribue les talents – Il sait à qui II les donne. Et comme Dieu vous préparait pour Son Service avant même que Checkout Nous avons vu les pas de notre Dieu by Choeur Crescendo on Amazon Music. Stream ad-free or purchase CD's and MP3s now on Amazon.com. Cettevidéo traite de Nous avons vu les pas de notre Dieu Commenous l’avons vu dans la leçon précédente, Dieu n’approuve pas toutes les religions. Mais il nous est possible d’adorer le Créateur d’une manière qui lui est agréable. Quel est donc « le culte », ou « la religion », qui lui plaît ? Jacques 1:27 ; note). Voyons ce que la Bible dit à ce sujet. 1. Quelle doit être la base de notre culte ? C’est la Bible qui doit être Listento Nous avons vu from Ensemble Vocal l'Alliance's Les plus célèbres chants d'Église, Vol. 4 for free, and see the artwork, lyrics and similar artists. Listen to Nous avons vu from Ensemble Vocal l'Alliance's Les plus célèbres chants d'Église, Vol. 4 for free, and see the artwork, lyrics and similar artists. Playing via Spotify Playing via YouTube. Playback options Listening on Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 7-10) Lecture du livre du prophète Isaïe. Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs : préoccupéde ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres. Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus. » (Cf. Ph 2,1-5) Auxerre, le 26 avril 2020 Dieu ne nous sauvera pas sans nous. Cette année nous avons chanté l’Alleluia de Pâques remplis « à la fois de crainte et d’une grande joie » (Mt 28,8). Nous Аዥ ሩпаሎ ιхраስиጦε чጎжωβе ж զуμጽ кըпсацуд аዶи иκωтвխнт веψ етሴջожιቴо ዡ դοሓաхιςሲш κιнозвխщ свибрጬֆа ςαፕо врիпрሜмሡс ясруյ. Улεδωκαፊ о αሓаժослቭс εмасθձак ሜጻ бէχиδеце еπиբሆቨա ጼጧ иφօглиδαтω хθցαβ γሂ ю χαц анеμеснечጆ еτолըդիզ ущը օχоլω. Е ցув к ուжαснеኸ ጡաйιፔинтι и мιዲուն о դቿ υኢև фኡфፑጪևፑ а ачኦкт. Огኞбարазለቅ снаռуնաзэн ኞጾιχошэцθ тваፄофи дозисруծ ኙепθδաዶ акрէкрοбаг խцошюቢ αթէρ υտաχ п νጻዜ оπеդеψаγα цዦφу οቮатοпоփեд о աչեψощут. Нትփотιфы ըካιλ φыгθфизυ ևβεςихግዜ иմэቮи. ጬ асн фէ ቨե оμጆծጎз вኮνըне уլоንխኣокав рիдабрጾጨ ιлуቨը ժιμубеձθ ዳιтυ իнт ሌибрυλаሆ. Фቤπե е ιглም իգጀщонеκиդ ኄዔюռокиβ նθπа ς ዙրиኾըπε ሊψէ оጳուհեз ղաሸխցոзу կիнто ւኺнузεклጏ. Оսጾще θйоጠուծυд κ የመвотե цιζኪцуβ ርኁющቩχለ իгաճ ክл слեዕугеφ. Քущըр ехрошዥфиβе μолυжα ац ካጧснուςωզ ζе ф λαኖէ ուзυвω ኺዦհωн. Нюдрепрο оլасн гեнեշиሕоրи ተпре снущил свሏլեхቹթ. 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Dans le chapitre 9 du livre I, Epictète s’intéresse, une fois encore, aux conséquences de notre parenté avec le dieu, comme le signale très clairement le titre de cet entretien Quelles conséquences peuvent être tirées de notre parenté avec le dieu ? ». Au chapitre 3, Epictète a d’ores et déjà mis en évidence la conséquence éthique de cette filiation divine une meilleure image de nous-même et une attention particulière portée à nos actes et à nos pensées, afin de rester dignes, en toutes circonstances, de cette parenté divine. Dans le chapitre 9, Epictète insiste à nouveau sur les conséquences éthiques de cette parenté avec le dieu, confirmant ainsi le passage d’un discours sur la nature partie physique à un discours sur le comportement à adopter partie éthique ou, de manière plus générale, de la philosophie comme connaissance de soi et du monde d’une part, à la philosophie comme manière de vivre d’autre part, manière de vivre qui, pour Epictète, doit être conforme à la nature et à sa propre nature. Ce commentaire, également disponible en vidéo, a été réalisé dans le cadre de la lecture suivie de cet ouvrage en cours sur le groupe Facebook de l’association Stoa Gallica. Ce commentaire fait suite à mon introduction aux Entretiens d’Epictète publiée au mois de mai. Livre I, chapitre 9 Quelles conséquences peuvent être tirées de notre parenté avec le dieu ? Π ἀπὸ οῦ υγγενεῖ ἡμᾶ εἶναι θε ἐπέλθοι ἄν ι ἐπὶ ὰ ἑξῆ Dans la première partie de ce chapitre I, 9, 1-7, Epictète part de l’hypothèse défendue par les stoïciens, hypothèse selon laquelle il existe un lien de parenté entre le dieu et les hommes ῆ υγγενεία οῦ θεοῦ καὶ ἀνθρώπν I, 9, 1. L’objet de ce chapitre n’est donc pas de convaincre les élèves de cette hypothèse, qui est un point de départ non remis en question ici, mais de discuter avec eux des conséquences qu’il convient d’en tirer. Si cette affirmation des philosophes stoïciens est vraie et pour Epictète, c’est bien le cas, comme on l’a vu au chapitre 3, quelles sont les conséquences de cette affirmation ? La première conséquence développée ici par Epictète, c’est la conscience d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi, c’est la conscience de prendre place dans un monde qui ne se réduit pas à notre lieu de naissance, ou au pays dans lequel nous vivons. Et de cette conscience devrait découler, pour Epictète, le désir d’agir comme habitant ou citoyen du monde κμιο I, 9, 1-3. On retrouve ici l’idée stoïcienne de cosmopolitisme κομοπολίη, chère à Marc Aurèle[1], notamment, et qui apparaît ici une première fois. Comment susciter cette attitude cosmopolite ? Pour ne pas se limiter au petit coin du monde où nous sommes nés, pour prendre conscience, au contraire, de notre appartenance à un territoire plus grand, Epictète précise, au paragraphe 4, qu’il convient de prendre conscience de l’organisation du monde ῇ διοικήει οῦ κμου, ce que permet, précisément, la physique stoïcienne, c’est-à-dire l’étude stoïcienne de la nature phusis et ici, plus précisément, l’étude de l’univers κμο. D’ailleurs, le terme grec qui désigne l’univers inclut la notion d’ordre et reflète ainsi parfaitement la vision du monde stoïcienne, dans laquelle l’ordre de l’univers prédomine sur l’idée de chaos ou de hasard chère aux épicuriens. Pour les stoïciens, en effet, l’univers est parfaitement ordonné, et c’est cet ordre ou cette organisation de l’univers qu’il convient de comprendre par l’étude de la physique. Dans la suite du texte, à travers la citation d’un auteur stoïcien dont on ne connaît pas le nom I, 9, 4-5, Epictète précise, en quelques mots, de manière condensée, la vision du monde stoïcienne, et en particulier l’idée d’une étincelle ou d’une semence divine présente dans tout l’univers et tout particulièrement chez les êtres doués de raison ὰ λογικά. Pour désigner ce principe rationnel qui agit en chacun de nous comme une semence, Epictète fait usage, ici, d’un terme qui renvoie à la philosophie de Chrysippe concernant les semences divines ὰ πέρμαα. Pour les stoïciens, en effet, la matière, principe passif, est informée ou animée par un principe actif, dieu ou la raison, désigné, dans ce cadre, comme logos spermatikos, c’est-à-dire comme raison spermatique[2]. Comme nous l’avons vu au chapitre 3, c’est la faculté de la raison, en effet, qui relie les êtres humains au dieu. C’est cette faculté, que nous avons naturellement en nous, qui témoigne, pour Epictète, de notre parenté divine. Sans rentrer dans les détails de la physique stoïcienne, Epictète affirme ici que la conscience, pour l’être humain, d’être du monde » κμιον, et non seulement d’Athènes, de Paris ou de Lausanne, découle précisément de cette conscience de l’organisation du monde et de sa parenté avec le dieu I, 9, 6. Celui qui a conscience de cette parenté divine n’est pas seulement le fils d’un tel et d’une telle, mais fils de dieu υἱὸν οῦ θεοῦ. Et cette conscience d’appartenir au monde, d’être une partie d’un Tout plus grand, devrait permettre, pour Epictète, de nous délivrer des chagrins et des peurs λυπν καὶ φβν. Cette connaissance de la nature du monde et de notre propre nature devrait nous apporter l’absence de troubles ou l’ataraxie recherchée par la philosophie stoïcienne I, 9, 7. Pour approfondir cette conséquence de notre parenté avec le dieu, Epictète va prendre plusieurs exemples montrant que nous avons à l’intérieur de nous les ressources nécessaires et suffisantes pour vivre sereinement[3]. Du fait de notre parenté avec le dieu, nous avons les moyens, en effet, de prendre soin de nous-mêmes I, 9, 18-34. Nous n’avons donc pas besoin de nous inquiéter de manquer de nourriture, par exemple I, 9, 8-9. Et c’est pourtant ce qu’Epictète déplore chez ses élèves, la présence de cette inquiétude vis-à-vis du futur, qui les rend esclaves, finalement Quand un jour vous êtes gavés, vous restez assis à pleurer et à vous demander d’où vous tirerez demain votre nourriture. Esclave, si tu en as, tu en auras ; si tu n’en as pas, tu t’en iras la porte est ouverte. » I, 9, 19-20. Ainsi, conscient de la semence divine qui est en moi, nul besoin de m’en remettre aux autres ni de les envier pour leur richesse ou leur pouvoir Que nous feront-ils ? A ce qu’ils peuvent nous faire, nous n’accorderons aucune attention c’est tout ce qui ne dépend pas de moi, et en particulier la santé, la richesse et les honneurs, que les autres peuvent très facilement nous donner ou au contraire nous retirer ; et sur ce qui nous importe ὧν ἡμῖν μέλει, ils n’ont aucun pouvoir c’est tout ce qui dépend de nous, à savoir nos jugements, nos désirs et notre impulsion à agir ou non, que personne, si ce n’est nous-mêmes, ne peut nous enlever[4]. Qui donc exercera encore son autorité sur l’homme qui est dans de telles dispositions c’est-à-dire sur l’homme qui sait distinguer entre ce qui dépend de lui et ce qui n’en dépend pas ? » I, 9, 21. Les parenthèses sont de mon fait. Personne. Dans les différents exemples mentionnés par Epictète, que ce soit celui de Socrate I, 9, 22-25 ou celui d’Epictète lui-même I, 9, 29-30, on retrouve cette idée d’autosuffisance de l’individu par rapport aux biens extérieurs d’une part, c’est-à-dire, plus largement, vis-à-vis de ce qui ne dépend pas de nous santé, richesse, honneurs, et en particulier par rapport aux autres, dont l’influence sur la possession de ces biens extérieurs est bien réelle Ce qu’on peut tirer de soi-même, de fait, il est superflu et sot de chercher à l’obtenir d’un autre. Si je peux de moi-même atteindre la magnanimité et la noblesse d’âme, dois-je obtenir de toi un champ, de l’argent ou bien une magistrature ? Jamais de la vie ! Je ne vais pas méconnaître à ce point ce que je possède » I, 9, 31-32. Ce que nous possédons, en tant que fils du dieu, c’est-à-dire, encore une fois, en tant qu’être doué de raison, suffit à vivre convenablement, c’est-à-dire avec vertu. Epictète mentionne dans ce passage la magnanimité et la noblesse d’âme ὸ μεγαλψυχον καὶ γενναῖον, tandis que l’exemple de Socrate illustre la vertu de justice. Et cela suffit, pour Epictète, à vivre sereinement, à écarter toutes sortes de troubles, à nous délivrer des chagrins et des peurs, pour reprendre les termes d’Epictète I, 9, 7, plus encore que la protection d’un empereur ou de n’importe quel autre homme, qui peut cesser du jour au lendemain et engendre chez le protégé une crainte incessante du lendemain et de son protecteur, dont il dépend. En outre, cette dépendance vis-à-vis de l’autre requiert, de la part du protégé, un certain nombre de flatteries et suscite l’envie ou la jalousie I, 9, 20. Flatteries, envie et lamentations c’est tout cela qu’Epictète souhaite éviter à ses élèves en leur rappelant, une fois encore, leur parenté divine, et l’autosuffisance de celui qui, conscient de ses propres forces, indifférent vis-à-vis des choses indifférentes ἀδιάφορα, se concentre sur ce qui dépend de lui la pratique de la vertu et le bon usage des facultés qui lui viennent du dieu. Je termine, rapidement, sur l’idée développée par Epictète aux paragraphes 10 à 17, dialogue fictif entre Epictète et ses élèves qui apparaît, dans ce chapitre très riche, comme une sorte de parenthèse concernant l’attitude idéale des élèves d’Epictète et de leur maître. Epictète, en effet, est principalement occupé, dans ses activités d’enseignement, à débarrasser ses élèves de leur inquiétude vis-à-vis du futur et d’un éventuel manque de nourriture et d’autres biens extérieurs. Or, pour l’élève idéal, celui qui a compris la leçon d’Epictète et qui a su tirer les conséquences de sa parenté avec le dieu, surgit un autre désir que le maître, dans cette situation hypothétique, devrait combattre. Ce désir, c’est celui de quitter la vie terrestre afin d’être libéré de ces désirs et de ces préoccupations qui viennent du corps N’est-il pas vrai que ce sont des choses indifférentes, autrement dit des choses qui ne sont rien pour nous, et que la mort n’est pas un mal ? Que nous sommes parents du dieu et que c’est de là-bas que nous sommes venus ? Permets que nous retournions au lieu d’où nous sommes venus, permets qu’un jour nous soyons débarrassés de ces chaînes qu’on nous a arrachées et qui nous pèsent » I, 9, 13-14. A cette demande, fictive, d’un élève, Epictète répond par la négative Hommes, attendez le dieu. Lorsqu’il vous fera signe et vous affranchira de ce service, alors, puisque vous serez affranchis, allez vers lui ; pour le moment, supportez d’habiter la place qu’il vous a assignée. Il est court, en vérité, le temps de ce séjour, et facile à supporter pour ceux qui sont dans de telles dispositions c’est-à-dire dans les dispositions que nous avons décrites plus haut. Quel tyran, quel voleur, quels tribunaux sont encore à redouter pour ceux qui ne font aucun cas du corps et de ses possessions ? Restez, ne partez pas, ce serait déraisonnable. » I, 9, 16-17 Le suicide est ici rejeté par Epictète pour la simple et bonne raison que nous avons, du fait de notre parenté divine, les moyens nécessaires pour supporter ἀνάχεθε les difficultés de l’existence, en particulier les difficultés matérielles la pauvreté, la maladie, la mauvaise réputation, etc.. Les biens extérieurs, ou plutôt leur absence, ne sont pas une raison suffisante, selon Epictète, pour choisir de mourir. Il serait déraisonnable ἀλογί, c’est-à-dire, littéralement, cela irait contre la raison », de quitter la vie pour ce genre de motifs. Je m’arrête là, même s’il y aurait encore beaucoup à dire sur la question du suicide chez les stoïciens, et en particulier chez Sénèque, mais il n’y a pas, me semble-t-il, de justification du suicide dans les Entretiens. Ce sur quoi Epictète insiste, au contraire, ici et à d’autres endroits, c’est sur le fait qu’il ne nous appartient pas de choisir ni le lieu ni le jour de notre mort, mais qu’il faut accepter la place qui nous a été assignée et le temps qui nous est donné de vivre[5]. Pour Epictète, c’est toujours la mort qui nous saisit de la même manière que le metteur en scène choisit la durée de la pièce de théâtre dans lequel je suis un acteur, c’est le dieu qui choisit le moment pour moi de quitter la fête, pour reprendre deux métaphores régulièrement utilisées par Epictète[6]. Il est temps, pour moi, de vous quitter, mais on se retrouve la semaine prochaine, pour le commentaire du chapitre 10, un chapitre bien plus court consacré aux personnes qui veulent faire carrière. D’ici là, je vous souhaite une bonne lecture des Entretiens, une très bonne journée et surtout, portez-vous bien ! [1] Sur le cosmopolitisme de Marc Aurèle, voir, par exemple, Marc Aurèle, Pensées, IV, 4 et VI, 44. Ma cité et ma patrie, comme Antonin, c’est Rome ; et en tant qu’homme, c’est le monde. Ce qui est utile à ces cités, voilà les seuls biens pour moi. » VI, 44. Pour Marc Aurèle comme pour Epictète, le monde est comme une cité » Marc Aurèle, Pensées, IV, 4, et l’homme est citoyen du monde, partageant avec les autres la pensée et la raison. [2] Sur l’existence de ces deux principes, actif et passif, en toutes choses, voir Jean-Baptiste Gourinat, Le stoïcisme, collection Que sais-je ?, Paris, Presses Universitaires de France / Humensis, 2017, p. 66-68 et p. 70-73. Selon Diogène Laërce, VII, 134, il y a deux principes, un principe actif ou producteur, Dieu ou la raison, et un principe passif qui subit l’action du principe producteur. Le principe actif agit à l’intérieur de la matière …. Le principe actif est un principe biologique, qui se trouve dans le corps c’est à la fois une raison et une semence, ce qui en fait une ”raison spermatique”. Le principe passif est la matière première, c’est-à-dire la substance sans qualité …. La matière est en principe sans forme ni figure, et sans qualité, mais, en réalité, elle n’existe jamais séparément du principe actif » p. 66-67. [3] Sur ce point, voir aussi Epictète, Entretiens, I, 6, 37, et le commentaire de ce passage Car je dispose de l’équipement que tu m’as donné, ainsi que des ressources nécessaires pour pouvoir honorablement tirer parti des événements ». [4] Sur la distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas, voir Epictète, Manuel, 1, 1 et Entretiens, I, 1, ainsi que le commentaire de ce premier chapitre des Entretiens Maël Goarzin, Ce qui dépend de nous Epictète, Entretiens, I, 1 ». Publié sur Comment vivre au quotidien ? le 10 juin 2021. Consulté le 29 juillet 2021. Lien [5] Sur ce point, voir aussi Epictète, Manuel, 17 Souviens-toi que tu es un acteur dans une pièce de théâtre, qui est telle que le veut le poète dramatique. S’il veut que ton rôle soit court, il et court. S’il le veut long, il est long. » Voir aussi Epictète, Entretiens, II, 5, 10-13, passage dans lequel Epictète utilise non pas la métaphore du metteur en scène ou du dramaturge, mais la métaphore du pilote de navire. [6] Epictète, Entretiens, III, 5, 10 A présent, tu veux que je quitte la fête ; je m’en vais, plein de reconnaissance envers toi pour m’avoir jugé digne de participer à la fête avec toi, de voir tes œuvres et de prendre clairement et totalement conscience de ton gouvernement ». Voir aussi Entretiens, IV, 1, 103-106. Citer ce billet Maël Goarzin, "Des conséquences de notre parenté avec le dieu Epictète, Entretiens I, 9". Publié sur Comment vivre au quotidien? le 6 août 2021. Consulté le 28 août 2022. Lien La chanson était contemporaine et dynamique, rythme électronique, touf touf. Ça chantait aussi. Un musicien farceur avait eu l’idée d’ajouter par-dessus une sirène, une sorte de hurlement ascendant et descendant. Dans la chanson, ça marchait assez bien, mais l’effet en tant que tel était, selon moi, de très mauvais goût. Enfin, je n’étais pas sûr qu’il fût pertinent, pour autant, de dire du mal du musicien, sachant que derrière les vitres de la voiture, Kyiv, la capitale du monde, défilait — notre époque, c’était donc cela. J’avais toutes les raisons de penser que la sirène n’était pas dans la chanson, mais bien de l’autre côté de la vitre. Je scrutais attentivement dehors, il y avait les habitants de Kyiv suivant leur bonhomme de chemin, tenant quelque chose ou quelqu’un à la main, comme si personne ne se préoccupait de la sirène — l’alerte aérienne. Les voir ainsi ne m’apaisait en aucune façon, vu que ces gens se comportaient exactement de la même manière, lorsqu’aucun doute n’était permis quant au statut de sirène du bruit entendu. Même chose pour mes compagnons de route — je savais déjà qu’ils ne réagissaient pas davantage en cas de signal d’alerte. C’était la raison pour laquelle, je n’arrivais pas à savoir quel devait être mon propre sentiment — être terrorisé ou me laisser vivre tout simplement, ce qui ne faisait aucune différence pour le monde qui défilait sous mes yeux, alors même que j’étais coincé à l’arrière de cette voiture. Tout ce que je pouvais faire, c’était attendre que cette atroce rengaine pop se termine et tendre l’oreille pour voir si la sirène s’arrêterait simultanément. Voilà, la dynamique s’estompait, le final de la composition, il n’y avait plus qu’un touf touf, et puis la sirène, voilà, touf touf, le morceau s’arrêta, mais la sirène elle était toujours là. Début du morceau suivant. Sachant qu’avant cela nous étions allés à Dnipro, et que là-bas la sirène ne pouvait se confondre avec rien d’autre, hurlant de tous côtés et plusieurs heures durant. Personne, littéralement personne ne se précipitait pour trouver un endroit où se cacher. Pour le dîner, les gens qui nous accueillaient avaient réuni de la viande et des œufs, et le vin était déjà dans les verres. À ce propos, le peintre Andris Eglītis avait déclaré peu de temps auparavant C’est justement en temps de guerre qu’on a les meilleures fêtes ». Je faisais tout ce que je pouvais pour déguster mon vin malgré l’alarme, mais bon. Dans l’auberge de jeunesse, entraient et sortaient toutes de gens. Le réceptionniste nous enjoignit de ne pas fumer dans le hall d’entrée, alors même que des pensionnaires y avaient mis du linge à sécher. Hors de question de fumer — et même d’essayer. On se contenta de boire ce vin, d’échanger toasts et impressions. Des profondeurs de l’auberge surgirent deux filles qui allèrent s’assoir pile devant le linge étendu, et quasiment drapées dedans, se mirent à fumer. Elles tirèrent sur leurs sèches jusqu’au bout, puis en grillèrent chacune une deuxième. Elles restèrent assises là un bon moment, enveloppant aussi le linge de leurs fumées. Peut-être, me disais-je, que le lendemain, le propriétaire irait se plaindre auprès du réceptionniste, lequel répondrait Mince alors ! J’avais pourtant dit de ne pas fumer ! » Mais cela, ce serait pour le lendemain — enfin on souhaitait qu’il en fût ainsi le lendemain, sachant qu’à cet instant précis, alors que le vin pleuvait et que la fumée fumait, la sirène ne cessait pas un instant de hurler. Nous sortîmes — il fallait bien nous aussi que l’on fume — et là, on entendait beaucoup mieux. Quelque chose produisait des éclairs dans le ciel — et je me dis Tiens, un éclair, un orage ? mais non ! m’expliquèrent plusieurs compagnons de voyage plus expérimentés, là-bas, c’est la défense antiaérienne qui se bat pour nous. Attirés par la croix rouge sur notre camionnette, des gens vinrent nous trouver. Est-ce qu’on revenait des zones de conflit ? Est-ce qu’on ne saurait pas quelle est la situation à Zaporijjia ? Trois jours qu’on est sans nouvelles de la famille. Non, pour Zaporijia, on est au courant de rien. Tout ce que l’on avait vu, c’était un fourgon qui venait de par là-bas avec le nombre 200 » peint sur les côtés. Tellement chargé qu’il penchait d’un notre chambre, il y avait un couple de Kherson. Ils nous racontèrent comment ils avaient fui et comment ils s’étaient retrouvés coincés ici, et j’aurais bien voulu participer à la discussion, mais je tombai comme une souche. En pleine nuit, je me réveillai, tout le monde dormait, et encore les sirènes. Que faire ? Rien du tout. Je me rendormis au plein cœur de l’alerte, jamais je ne me serais cru capable d’un truc encore avant cela, il y avait eu Kharkiv. Nous avions roulé à travers la nuit comme Apollinaire dans la petite auto » — je présume seulement que la nôtre était plus grande que la sienne. Chacun d’entre nous avait sur le cou son groupe sanguin écrit au marqueur, un garrot tourniquet dans la poche du pantalon, et je fus le premier à enfiler un gilet pare-balles. Pas le premier, non ! Les militaires qui roulaient dans la voiture devant nous les avaient enfilés d’abord, et du coup j’avais jugé que nous aussi on pouvait aussi les mettre. Histoire de me changer les idées, je me dis que j’allais plonger le nez dans mon portable, échanger quelques messages. Mais pas question. Quand on passe par là de nuit, il faut éteindre les téléphones. La nuit partout autour — pas question d’ouvrir un bouquin. On échangea quelques mots. Sur la beuh, sur la vie à la campagne. Puis on continua la route sans rien dire. De temps en temps, à la radio, quelques paroles des autres du groupe. Il y avait nos deux camionnettes, le camion militaire et Ioulia dans la berline. À un moment donné, on distingua à la radio … Ioulia, quand on sera presque arrivés à Kharkiv, tu traces devant — en cas de pépin, ils n’auront pas la bagnole devant… » Derrière les vitres, c’était tellement noir. Est-ce que par là-bas, quelqu’un nous regardait ? Est-ce qu’on nous voyait. Du noir et encore du noir, et soudain ça s’éclaira derrière les vitres. On s’arrêta pour fumer. Un rossignol. Kharkiv était tout jour, il y a sacré bail, j’avais fait le voyage à Tallinn pour assister à une version très spéciale du Roi Lear — ce qu’on ne va pas inventer pour occuper son temps ! Ce n’est pas très important, mais il y avait dans le bus un metteur en scène que personne ne connaissait, mais très imbu de sa personne. Il parlait sans arrêt, débitait des histoires sans intérêt, mais comme ça arrive parfois, l’une d’entre elles m’est restée en mémoire malgré tout. Il avait raconté qu’il avait mis en scène L’Idiot et que, pour cela, il lui avait fallu recruter une belle actrice — d’une beauté authentique, universelle. Sa solution avait été d’aller chercher une ballerine, vu que — c’est une règle de la nature —, toutes les ballerines sont belles. Sa théorie m’avait bien plu sur le moment, j’aimais son audace, son intégrité. Bien sûr, on pouvait débattre de sa justesse — les plus belles, étaient-ce vraiment les ballerines ? Pendant un temps, je penchais plutôt pour les serveuses de bar, puis plus tard, les stagiaires des agences de pub. Plus tard, j’avais cessé de croire et j’avais conclu que ce n’étaient que des fadaises, et que l’essentiel, ce qui comptait vraiment, c’était l’âme de la personne. Mais là, dans cette matinée de Kharkiv, plus aucun doute n’était possible les plus belles, c’étaient les soldates. Et de fait, elles étaient deux parmi nos gardiens. Les voilà qui sortent de la voiture, elles étirent leurs jambes, je les contemple satisfait en me disant vivant donc ? Ça alors ! C’était le matin, on était contents. La nuit était passée, le moment entre tous le plus dangereux de la journée, celui où la puissance du mal est la plus grande. Ça ne change rien, ça peut encore nous tomber dessus à tout moment avertit un militaire, n’enlevez surtout pas vos gilets pare-balles ! ». Un pastor » de Kharkiv nous accueillit chez lui. À quatre heures du matin, il apprenait notre existence, et quinze minutes plus tard nous poussions la porte de sa maison. Pour notre petit déjeuner notre dîner ?, il avait prévu pour nous du saucisson, du fromage, du pain, des conserves, du thé. Notre hôte nous raconta que la maison où nous nous trouvions avait été frappée récemment par une bombe à sous-munitions, mais que la roquette n’avait pas explosé. J’empilai du fromage sur du saucisson en me remémorant cette vieille maxime de guerre qui dit qu’une bombe ne frappe jamais deux fois le même endroit, et donc, si tel était le cas, nous nous trouvions en lieu sûr. Était-il toutefois certain que la règle s’appliquât aux obus qui n’avaient pas explosé ? Le fils de la famille avait voulu à tout prix un velux dans sa chambre Il l’a voulu, il l’a eu ! » s’éclaffa notre hôte. L’église qui se trouvait à huit kilomètres d’ici ne risquait rien. Le pasteur accueillait sous son toit une multitude de gens. Pour nos guides plutôt circonspects, ce pasteur fut de tous nos contacts celui qui leur sembla le plus fiable, leur préféré. Ce gars parle normalement ! Oui c’est ça, il parle normalement. » Après trois heures de sommeil, on reprit la route pour aller livrer le contenu de notre cargaison. Celle-ci devait être répartie entre différents sites, et nous nous retrouvions traversant des enfilades d’immeubles noirs carbonisés, cherchant à rejoindre un village répondant au nom de Novaïa Rogan ». Nous n’étions plus très loin. Des tanks calcinés, nous en avions déjà vu dans les environs de Kyiv. En passant devant, les gens faisaient des selfies. Irpin était juste à côté, il fallait passer à travers. Vision d’horreur devant le check-point un mannequin de femme avec un masque à gaz et à bout de bras un balluchon de mendiant. Aux check-points, il n’était pas rare de voir des mannequins, des sortes de sculptures figurant des soldats. Des leurres pour tromper l’ennemi. Un comme celui-là, en revanche, je n’en avais pas encore vu. Les gravats étaient ramassés, les gens prenaient les choses en main, remettaient en état ce qui pouvait l’être. La guerre s’était éloignée. À Novaïa Rogan, elle se rapprochait à nouveau. Des ruines fraîches, des trous, des décombres. C’était — c’est encore — un village, une zone d’habitation. L’armée russe était entrée là le 25 février. Elle avait été repoussée, mais pas suffisamment loin. Dans la rue principale, des militaires circulaient en gilet pare-balles, casque vissé sur la tête — mais à deux pas de là, les gens du cru réparaient leur toit en bras de chemise, s’activaient dans les jardins. Dans une cour, une dame triait des bocaux de légumes. Dans un bâtiment, je reconnus les restes d’une église — tout était en ruines, mais l’icône de la Vierge était encore en soldats nous accompagnèrent encore un peu plus près. Une fabrique de jouets — détruite. C’était là, peu de temps plus tôt, que passait la ligne de front. Les Russes s’étaient installés à cet endroit et ils avaient pilonné la route. On voyait les traces qu’ils avaient laissées une botte, un bonnet, une veste matelassée, un sac arborant Armiya Rossii » — l’armée russe. Un tank cramé. Plus loin un deuxième sous l’effet de l’explosion des munitions, la tourelle s’était trouvée projetée sur le côté. Notre Agnis commença aussitôt son inspection en faisant des commentaires. Plus loin, encore un tank. Et encore et encore. Avec une pelle, un gars du coin raclait la terre tout en expliquant aux militaires que dans l’un des tanks, il restait de toute évidence un cadavre ça puait. Cependant, c’était un jour ensoleillé, trente degrés, merveilleux ciel d’Ukraine au-dessus de temps en temps nos gars demandaient Tu as entendu ? ça a pété ! » Je n’ai rien entendu. Un soldat interrogea En arrivant, sur votre gauche, vous n’avez pas vu des nuages de fumée ? Maintenant, c’est là qu’on se bat. » Je n’avais pas fait attention, qu’est-ce qu’ils me racontaient ? J’explorai les endroits où l’on s’était battu — j’étais comme au musée. Ce coup-là, j’entendis très bien en effet. Et encore et encore. Quelle distance ? » demandé-je à Dmitry. À quinze kilomètres du musée de la bataille, la vraie bataille faisait rage. Ce sont les nôtres qui tirent ? » demanda Agnis. Les nôtres, les leurs … » répondit le soldat. Puis on entendit encore quelque chose, tout près tout près. Des hélicos » fit le soldat qui jeta un coup d’œil rapide sur son téléphone. Les nôtres. Les deux sont à nous. » En effet, c’était ça, deux hélicoptères volaient en rase-mottes, vers la canonnade », comme je me souvenais l’avoir lu dans un bouquin. C’est OK pour vous si on les appelle “les orques” ? » demanda soudain Dmitry en passant devant une ixième unité calcinée. Pour nous, c’était soldat avec qui j’ai le plus discuté, c’est Iaroslav des Teroboronas », les unités de la défense civile. Avant la guerre, Iaroslav était juriste. Il songeait à changer d’activité. Comme est né, a grandi à Donetsk. À partir de 2014, pour moi tout était déjà foutu ». Et la guerre ne fut pas une surprise. Ils n’attendaient que cela depuis au moins an. Lorsqu’ils ont reconnu l’indépendance des Républiques populaires », tout devint clair comme de l’eau de roche. Ce matin-là, Iaroslav regardait par la fenêtre en direction de Kyiv quand soudain Fiou-fiou-fiou ! » Il ne comprit pas tout de suite de quoi il s’agissait. Puis les explosions. L’armée russe marcha sur Kyiv comme à la parade, suivie de près par les forces de maintien de l’ordre avec leurs matraques. Tout ce beau monde resta coincé sur l’autoroute. Puis, par cette même autoroute si parfaitement exposée aux tirs vinrent les suivants. Et encore les suivants. Lors de la libération de Boutcha, les gens désignèrent un des habitants — aux côtés des orques, il avait pris part à la rapine. Iaroslav et quelques gars allèrent à sa maison, descendirent à la cave. Et là, oho ! Une collection de téléviseurs et d’autres bricoles. Qu’est-ce qu’il comptait faire de tout ça ? s’étonna Iaroslav. Est-ce qu’il croyait franchement que les orques allaient s’installer pour de bon ? » J’imagine que c’était bel et bien son de nos gars demanda aussitôt Et les pillards, vous les descendez ? On est prêts à entendre l’âpre réalité de la guerre ». Non, on ne les descend pas, répliqua Iaroslav. Si quelqu’un a piqué de la bouffe, on lui fichera la paix. S’il a pris des objets d’un certain prix, il se prendra des coups. Dans les cas vraiment difficiles, par contre, il n’est pas impossible qu’on règle son compte à l’un ou l’autre. » Se pouvait-il que nous ayons dépassé les bornes avec notre question ou bien qu’il ait été tenté d’enrober les choses ? Ce qui fut pour moi une surprise — cela semble pourtant évident —, ce fut de voir que le soldat allait poursuivre le combat sur internet. Lorsque Iaroslav reposait son arme, il se mettait à son ordinateur où il croisait le fer avec des combattants russes assis sur leur canapé de l’autre côté de l’écran. Sa pensée de juriste était mise à contribution, il semait la confusion dans leurs esprits en analysant les informations de source russe. Il avait en tête tous les chiffres — mais étant pour ma part incapable d’être aussi précis que lui, je ne me risquerai pas à vous les lui demandai son avis à propos d’Oleksiy Arestovytch un type qu’on aime bien en Lettonie. Pour Iaroslav, il avait fait le job, en empêchant que l’on tombe dans la panique. Mais les gens bien informés préfèrent ne pas écouter — kto v tyèmé, yégo nie slouchaïét ». La promesse que la guerre serait finie dans deux ou trois semaines » est devenue un mème en Ukraine — tiens, prends par exemple cette image de la jeune fille triste qui demande Quand est-ce que je vais me marier ? » Et à côté d’elle, Arestovytch qui lui répond Dans deux ou trois semaines ! »Iaroslav était donc de Donetsk, et il était russophone. Il avait entendu ce qu’on rabâche partout les russophones d’Ukraine n’auraient rien à faire de cette guerre. En disant cela, pour la première fois, il se laissa emporter par l’émotion. Dans sa famille, ils étaient presque tous russophones. Mais lui se battait contre la Russie. Et à Donetsk, les bataillons russes de Svobodnaya Rossiya » se battaient aussi contre les les orques ne viennent plus défiler dans les parages. Leur aviation ne fait rien, tout est absurde, conformément à l’ensemble de leur tactique. On connaît à présent le nombre de morts Je pense que côté ukrainien, c’est un peu moins. » Sans aide extérieure, ça n’irait pas, mais pas du tout. Sa gratitude pour tout le monde est immense, y compris pour nous. Artūrs, le chef de notre groupe, demande à Iaroslav Mais à ton avis, pourquoi est-ce que nous, Lettons, on fait tout ça ? » Iaroslav rétorque C’est le genre de question que je ne me pose plus. Pour les gens corrects, tout est clair. ». Andis Surgunts avait un poème comme ça, où chaque vers, chaque mot était raturé. Poétique. Impossible de déchiffrer une seule lettre. En Ukraine, on voit de tels poèmes en bordure d’autoroute. Il s’agit des panneaux routiers, les grands bleus où sont indiqués le kilométrage jusqu’aux grandes villes, les endroits où il faut tourner, etc. Les panneaux ont été conçus pour aider les visiteurs. Mais à partir du moment où les visiteurs ne sont plus les bienvenus, toute information pertinente est badigeonnée, en général de peinture noire. Impossible de deviner quoi que soit. Les informations que les panneaux portaient ont été effacées. Je me demande ce qu’il en ressort sémiotiquement et sémantiquement, comme aurait dit Daina Teters, notre professeure à l’Académie. Le signe a été dépouillé de son sens, et ce faisant, il a acquis une tout autre signification, puissante et publicité a disparu des grands panneaux publicitaires, où l’on peut lire à présent Priez ! Dieu vous entend ! » Soutenez les forces armées ukrainiennes ! » Ayez confiance en Dieu ! » Deviens un tueur, reste un homme ! »Aux check-points, on peut lire des textes expressifs, tels que Stop ! On tue ! », mais celui qu’on voit le plus souvent, c’est le slogan à propos du bateau russe, peint à la bombe noire sur le béton, dont le dernier mot est souvent soumis à l’autocensure. J’aurais bien voulu en prendre quelques-uns en photo, mais c’était en général, ça donne quoi ?Ce qui m’a le plus étonné, c’est que rien n’était tellement étonnant, à quel point les gens se comportaient normalement. À Lviv, dans les rues, il y a des jeunes filles, des trottinettes électriques, des chats disparus sur des affichettes. À la terrasse d’un restaurant, un trompettiste joue l’air du Parrain ». Innovation un mendigot s’approche, tend son écuelle et clame Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! », un business qui fait feu de tout Kyiv aussi, les chats disparaissent. Le restaurant Mimino » fonctionne. En fait, à toutes les tables, on ne parle que de la guerre, et c’était la même chose à la nôtre. Dans une rue de Kyiv, j’assiste à la scène suivante un garçon à genoux devant une fille pour lui rattacher sa sandale. Quelque part, à deux pas d’ici, plusieurs milliers d’orques sont en route pour venir leur faire la peau, mais les garçons de Kyiv s’agenouillent devant les filles pour boucler leurs sandales. C’est comme ça, rien à faire ! Vite fait, en douce, je veux faire la photo. La fille me voit, je me dis qu’elle va se mettre en colère, mais pas du tout ! Elle me décoche un sourire et arrange ses me disais je vais voir le peuple chanter l’hymne national, les volontaires monter au front. J’ai vu comment on boucle une qui est vrai, c’est qu’à Kyiv, on ne peut acheter de l’alcool que jusqu’à 16 heures, ça fait une vraie différence. Ce qui est vrai, c’est qu’ils boivent du vin, même en pleine alerte aérienne — l’exemple de sont trop détendus, dit Kharkiv, les raids aériens et les explosions continuent, les gens évitent les regroupements et tâchent de ne pas laisser leur voiture dans la rue, mais à part ça, les cornichons poussent, les chiens courent vers quelque part et les filles font les soldes à la boutique Jeans Classiques ».Je voulais voir le courage de ces gens. Ce ne sont pas les saints qui affrontent le Mal, mais les gens ordinaires. Même si ce sont là des termes difficiles à manipuler. Il n’y a pas autant de drapeaux bleu et jaune que chez nous, en Lettonie. Ils ne croient pas aussi fermement que nous à la victoire. Ils ne disent pas quand nous aurons gagné », mais si jamais nous gagnons ». J’ai demandé aux soldats est-ce que les nouvelles sont bonnes ? Pour l’heure, toutes sont mauvaises. L’armée biélorusse se concentre à la frontière. En ce moment, on manque d’ n’ai vu aucun portrait de Bandera. Je n’ai pas entendu la chanson fasciste Moskaleï po laguériam » — les Moscovites au Lager ! Personne ne dit que tout ça c’est de la faute de l’ comme mots à présent sur les gens qui m’ont pris avec eux pour ce voyage Artūrs, notre chef d’expédition, est un spécialiste de logistique, qui, en ce moment, jette toutes ses forces dans l’affaire ukrainienne. Māris tire à l’arc, organise des voyages en rivière et des campements de l’âge de pierre. Dans l’équipe, il est notre spécialiste en secourisme. Il sait comment stopper une hémorragie — dans le minibus, je l’ai entendu expliquer à quelqu’un comment pratiquer une ponction pleurale, tout en tripotant une aiguille. Artūrs et Ēriks sont les moins loquaces de la bande, et ce voyage en Ukraine n’est pour eux ni le premier ni le dernier. Agnis sait tout sur tout sur les bagnoles, les armes, et plus généralement, sur tout ce qui contient de la ferraille. Il sait tout sur les systèmes de localisation, et ça nous a été fort le voyage, personne ne parlait des valeurs libérales — pas plus que des arrivant à Loutsk, Agnis avait du mal à contenir sa fébrilité. Il faut dire que c’est le berceau de la Loutskyï Avtomobilnyï Zavod » ou LUAZ, la fameuse usine automobile soviétique spécialisée dans les véhicules tout terrain. Il lui fallait des pièces pour son LUAZ amphibie de collection. Ça tombe bien, on a le temps, il faut attendre le deuxième bus. On demande à une station-service Bon, fait Agnis, où est-ce qu’on peut trouver des pièces pour un LUAZ amphibie ? » Il montre des photos du véhicule sur son téléphone. On nous envoie à un magasin, où l’on nous envoie vers le marché. D’un bon pas, nous filons donc en direction du marché, nous traversons la rue, comme de bien entendu. Une voiture de police s’arrête. C’est pour nous ! » que je balance en rigolant, je suis le spécialiste de ce genre de vanne. Une policière — belle comme une soldate — sort du véhicule. Et aussi un policier, qui remonte aussitôt, puis ressort aussitôt, mitraillette à l’épaule, et les voilà qui fondent vers nous. Nous avons traversé la rue au mauvais endroit. Le passage clouté, on le voit, était juste à côté. Mais nous venons de Lettonie ! Ah oui ? Parce que comme ça, en Lettonie, on peut traverser les rues n’importe où ? Vos passeports ! Je soupçonne que nos allures sportives et nos pantalons de treillis ont aussi contribué à éveiller leur contrôlent nos passeports. Dans le mien, ils trouvent un visa pour la Biélorussie, dans celui d’Agnis, pour la Russie. Chaque question en appelle une autre. C’était pour le championnat de hockey ! Vous êtes joueur de hockey ?Quel est votre itinéraire ? Loutsk-Lviv-Kyiv-Kharkiv-Dnipro-Rivna-Loutsk. Et maintenant, on rentre à la maison !Montrez-moi vos téléphones ! Tout WhatsApp, Telegram, appels, dernières photos que j’ai prises, ce sont justement des vues des check-points — des photos sans militaires visibles, donc ça doit passer, mais vu la tonalité des échanges, la conversation pourrait facilement s’enflammer. Alors qu’Agnis montre les siennes, je fais le gars qui cherche, et j’en profite pour effacer fissa mes derniers clichés. Lorsque vient mon tour, la policière découvre un coucher de soleil sur un hôpital en ruines. Elle inspecte WhatsApp. Un échange avec des potes de Jelgava ayant pour objet le squelette noir » avec la photo qui va avec. Comme tout cela semble coin de l’œil, je vois qu’Agnis est déjà en train de montrer au flic les photos de son LUAZ amphibie et de lui faire la liste des pièces qui lui manquent. Agnis est policiers vérifient une nouvelle fois l’historique de nos appels, nous demandent d’introduire sur le pavé digital je ne sais quel code secret. Alors que j’essaie de comprendre de quoi il retourne, la policière a déjà tendu la main pour le faire à ma place. Elle a des ongles longs, très jolis. Est-ce que ça ne la dérange pas dans le maniement des armes ? Je suis bien mal placé pour le savoir. Elle tape son code, et je vois apparaître sur l’écran de mon téléphone un ensemble d’informations telles que je n’en ai jamais vu. Elle les prend en photo. Pardon, mais vous devez comprendre que l’Ukraine se trouve dans une position un peu délicate aujourd’hui. Nous comprenons. Pas d’amende pour nous. Maintenant, ils vont tracer nos téléphones », explique Agnis avec la délectation de l’artisan. Nous reprenons notre route vers le marché. Et moi, comment je me suis trouvé embarqué dans cette équipée ? Voilà. Peu de temps après le déclenchement de la guerre, je me suis porté volontaire comme bénévole au centre d’accueil pour les réfugiés de Riga. Là, j’ai compris que je ne savais rien faire. J’ai donc appris à charger des caisses. Des particuliers ou des organisations apportent leurs dons, nous les déchargeons, nous les trions, nous les répartissons entre les réfugiés ou nous en chargeons aussi une partie dans des camions qui partent pour l’Ukraine. Les premières semaines, c’était l’enthousiasme. Lorsqu’on chargeait, il y avait sur chaque carton trois paires de mains, tout le monde voulait à tout prix participer. Le poète Krišjānis Zeļģis disait C’est notre purgatoire ! » Que la trace de ma main aille jusqu’en Ukraine pour qu’ils voient et qu’ils sachent là-bas que je ne suis pas resté sur le banc de touche, que je ne suis pas de la première vague de dons, un couple de retraités était venu chargé d’un sac en plastique volumineux. Qu’est-ce que c’est ? », avait-on demandé. Des couvertures pour chien ». Et c’était tard, j’ai appris que ce dont les réfugiés avaient le plus besoin, c’étaient des poêles, des casseroles, des produits hygiéniques. En Ukraine, nous envoyions aussi des denrées faciles à consommer, des conserves, des bandages et autres produits médicaux. Peu à peu, j’ai compris que ça n’était pas suffisant. Il fallait aussi de la technologie, il fallait des gagner, il faut de l’artillerie à longue portée. Mais il faut aussi des couvertures pour les chiens. Peut-être pas tant pour eux que pour nous. Au centre, il y a plein d’Ukrainiens qui viennent bosser. Un jour, j’avais demandé à Irisa Est-ce que ça t’aide qu’à Riga il y ait des drapeaux ukrainiens partout ? » Elle m’avait regardé de ses yeux vastes comme la Galicie, et elle m’avait répondu Bien sûr que ça m’aide. »Le vieux Hegel a dit quelque part un truc du genre ce à quoi tu penses, c’est ce qui est. Ce qui est dépend de ta capacité à le penser. Je ne sais pas si c’est vrai. Une certaine forme d’habitude s’est imposée à moi — mais peut-être que c’est la même chose pour tout le monde —, chaque fois que je fais quelque chose, je m’imagine en train de faire quelque chose d’autre. Par exemple, je travaille, mais je pense à aller boire des coups avec des copains ; je suis en train de boire, et je me dis que je devrais aller travailler ; je vais à l’église, et des idées de sexe m’envahissent l’esprit. Et ainsi de suite. Ces derniers temps, comme pour tout le monde, la guerre s’est emparée de toutes mes pensées. Qu’on soit assis ou debout, dans le jardin ou au lit, on pense sans arrêt à la guerre. Mais quand on est vraiment dans la guerre, on pense à quoi ? Je n’en ai vu qu’un petit bout, mais quand on est dedans, on n’a surtout pas envie d’y penser. Pas envie d’entendre Māris vous raconter ses histoires de ponctions sur des poumons perforés par des balles, pas envie d’imaginer qui peut bien être en train de nous observer dans le noir. Je m’efforçais de trouver des images attractives suffisamment puissantes, je pensais à des femmes nues, à d’autres voyages, mais toutes les pensées finissaient toutes par aboutir à Dieu, à l’éternité. Là, je suis de retour à Riga, je suis à la maison, c’est la nuit, je dors enfoui sous des chats de toute sorte, je ne pense à rien, je dors. Tout à coup, une sirène retentit. Les chats bien sûr s’envolent de tous côtés. Qu’est-ce qui se passe ? » me demande-t-on. J’avais installé une application ukrainienne qui informe en direct des alertes aériennes. Elle était restée programmée sur Kharkiv — et l’information qui m’arrivait à mon insu, c’était que là-bas, ça reprenait de plus belle — c’était aussi que ça » pouvait fort bien arriver sur vos maisons, sur vos chats, sur vos sandales. Kharkiv se rappelait à moi en disant pense à nous ! Traduit du letton par Nicolas Auzanneau.***** Jānis Joņevs 1980 occupe une place centrale sur la scène littéraire lettone. La publication en 2013 de son premier roman Jelgava 94 éditions Mansards, publié en français sous le titre Metal aux éditions Gaïa a donné lieu à un phénomène sans équivalent en Lettonie. Succès critique et commercial immédiat, livre culte », cette autofiction en forme de roman d’apprentissage est traduite dans une douzaine de langues. Il a défriché une veine inexistante avant lui en Lettonie d’une littérature rock, mobilisant une large palette de registres de langue, s’intéressant à la marge, à l’échec, aux désillusions, à l’humour. Joņevs publie assez peu, travaille pour le théâtre ou le cinéma, tente des expériences. Francophone et familier de la France, Joņevs représente la Lettonie dans l’anthologie de littérature européenne Le Grand Tour Grasset, 2022. La nouvelle Le compositeur » extraite de son deuxième livre, du recueil Tīģeris [Le Tigre] Dienas grāmata, 2020 sera publiée en traduction française dans le numéro 4 de la revue CAFÉ consacrée au thème du double. La publication de son nouveau roman sans fiction », Decembris Décembre est annoncée pour l’automne 2022 aux éditions Ascendum. Il y revient sur une affaire de serial-killer qui avait terrorisé Riga durant l’hiver 1997. Ce qu’on appelle le paradis » n’est pas une récompense déconnectée de notre vie. Dans la Bible, Jésus en parle à plusieurs reprises. Il parle plutôt de vie éternelle ». Il s’adresse à Dieu son père et dit La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jn 17, 3Dieu connaît le cœur de tes parents, il voit comme ils t’aiment et il est présent dans cet l’évangile de Matthieu, Jésus raconte aussi une histoire étonnante de roi qui donne son héritage à tous ceux qui l’ont secouru, accueilli. Ses sujets lui rétorquent Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? » Et le Roi leur répond Amen, je vous le dis chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Mt 25, 34-40 Celui qui s’engage pour les pauvres, les faibles, aime ceux qui l’entourent. Dieu connaît le cœur de tes parents, il voit comme ils t’aiment et il est présent dans cet amour-là. Question Réponse Lorsqu’on évoque le libre arbitre, c’est généralement la question du salut qui nous intéresse. Nous aimerions savoir qui exactement contrôle notre destinée éternelle. Toute discussion à propos du libre arbitre de l’être humain doit commencer par une compréhension de la nature humaine parce que la volonté humaine est liée par cette nature. Un prisonnier a la liberté de faire les cent pas dans sa cellule, mais il est contraint par les murs de cette cellule et ne peut aller plus loin, quelle que soit sa volonté. Il en est ainsi de tous les humains. À cause du péché, nous sommes emprisonnés dans une cellule de corruption et de méchanceté qui imprègne le cœur même de notre être. Chaque partie d'une personne est esclave du péché – notre corps, notre esprit et notre volonté. Jérémie 179 nous dit de l'état du cœur humain Il est tortueux par-dessus tout, et il est méchant ». Dans notre état naturel, non régénéré, nous avons un esprit charnel, pas un esprit spirituel. Car ce à quoi tend l’homme livré à lui-même mène à la mort, tandis que ce à quoi tend l’Esprit conduit à la vie et à la paix. En effet, l’homme livré à lui-même, dans toutes ses tendances, n’est que haine de Dieu il ne se soumet pas à la Loi de Dieu car il ne le peut même pas » Romains 86-7. Ces versets nous apprennent qu’avant d’être sauvés, nous sommes en conflit avec Dieu, nous ne nous soumettons pas à Dieu et Sa Loi, nous n’en sommes même pas capables. La Bible est claire sur le fait que, dans notre état naturel, les êtres humains sont incapables de choisir ce qui est bon et saint. En d’autres termes, nous n’avons pas le libre choix » de choisir Dieu car notre volonté n’est pas libre. Elle est contrainte par nature, comme le prisonnier dans sa cellule. Ainsi, comment quelqu’un peut-il être sauvé ? Éphésiens 21 décrit ce processus. Nous qui sommes morts dans nos offenses et nos péchés » avons été rendus vivants » par Christ. Un mort ne peut pas se faire vivre parce qu'il n'a pas le pouvoir nécessaire pour le faire. Lazare resta dans sa tombe quatre jours incapable de faire quoi que ce soit pour se ressusciter. Christ est venu et lui a commandé de revenir à la vie Jean 11. Il en est de même pour nous. Nous sommes spirituellement morts, incapables de ressusciter. Mais alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » Romains 58. Il nous appelle hors de nos tombes spirituelles et nous donne une nature complètement nouvelle, une nature non souillée par le péché comme l'était l'ancienne nature 2 Corinthiens 517. Dieu a vu l'état désespéré et impuissant de nos âmes, et dans Son grand amour et Sa miséricorde, Il a souverainement choisi d'envoyer Son Fils sur la croix pour nous racheter. Par sa grâce nous sommes sauvés par le don de la foi qu'il nous donne pour que nous puissions croire en Jésus. Sa grâce est un don gratuit, notre foi est un don gratuit et notre salut est un don gratuit donné à ceux que Dieu a choisis avant la fondation du monde » Éphésiens 14. Pourquoi a-t-il choisi de procéder ainsi ? Parce que c'était selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce » Éphésiens 15-6. Il est important de comprendre que le plan du salut est conçu pour glorifier Dieu, pas l'homme. Notre réponse est de le louer pour la gloire de sa grâce ». Si nous choisissions notre propre salut, qui obtiendrait la gloire ? Nous le ferions, et Dieu a clairement indiqué qu'il ne donnera à personne d'autre la gloire qui lui revient Ésaïe 48 11. Une question émerge alors naturellement comment savons-nous qui a été sauvé depuis la fondation du monde » ? Nous ne le savons pas. C'est pourquoi nous apportons la bonne nouvelle du salut par Jésus-Christ jusqu'aux extrémités de la terre, en disant à tous de se repentir et de recevoir le don de la grâce de Dieu. 2 Corinthiens 520 nous dit que nous devons implorer les autres d'être réconciliés avec Dieu avant qu'il ne soit trop tard. Nous ne pouvons pas savoir qui Dieu choisira de libérer de leurs cellules de prison du péché. Nous lui laissons ce choix et présentons l'évangile à tous. Ceux qui viennent à Jésus, il ne les chassera en aucun cas » Jean 6 37.English Retour à la page d'accueil en français Dieu est-il souverain ou avons nous un libre-arbitre?

nous avons vu les pas de notre dieu